• COM

    commis    Terme de marine. Commis de marine, commis d'administration, employé de l'administration de la marine au-dessous du grade de commissaire. Commis aux vivres, celui qui est chargé des approvisionnements sur un navire. Celui qui, sur un bâtiment marchand, est chargé de la vente de la cargaison. Commis greffier, celui qui est adjoint au greffier pour l'assister ou le remplacer. (Littré)
        Part. passé subst. de commettre : 1. Ca 1216 « mettre en vente » (R. de Clary, Constantinople, éd. Lauer, XXXIV, 46 : [uns markaans] ... commist le blé a .x. besans qui estoit a.c.). Empr. au lat. class. committere littéralement « mettre plusieurs choses ensemble » d'où « mettre aux prises », « donner à exécuter [une tâche], confier [quelque chose] », « mettre à exécution, se rendre coupable de »; D reflète le sens littéral du verbe, prob. à travers le lat. médiév. (attesté en Italie en 1271 ds DEI).

    commodore    Angl. commodore (d'abord commandore 1695 ds NED), adaptation du néerl.  kommandeur, m. néerl. commandoor titre de dignitaire (Verdam), lui-même peut-être empr. au fr.  commandeur* (le néerl. commodore, terme de mar. est empr. à l'anglais).

    compère-loriot    I. 1564 Compere loriot (Thierry, s.v. lorion : aucuns dient qu'il est ainsi nommé, à cause que criant à haulte voix, semble prononcer Compere loriot); 1775 compère Loriot (Gueneau de Montbeillard ds Buffon, Hist. nat. des oiseaux, t. 3, p. 254). II. 1838 « orgelet » (Ac. Compl. 1842). I étymol. obscure. L'hyp. de Gilliéron (reprise par EWFS2) selon laquelle compère-loriot, terme d'orig. pic., serait issu de *merle-oriol, merle loriot (loriot) devenu *mère loriot p. étymol. pop. puis, en raison du genre masc. de loriot, *père loriot, enfin compère-loriot, manque de vraisemblance en raison de la succession des formes hypothétiques qu'elle postule. Selon l'hyp. de Falk (v. bbg.), reprise par Bl.-W.5, compère-loriot, terme véhiculé du Midi méditerranéen dans le Nord par la vallée du Rhône, résulterait de l'allongement au moyen de compère* d'une forme lyonnaise pirgloryœ, pirloryo (Falk, p. 25), interprétée *père loriot et remontant à deux mots gr. massaliotes : πυρρός « rouge, couleur de feu » et χλωρίων « loriot ». Colón ds Z. rom. Philol., t. 80, 1964, p. 274 écarte l'hyp. d'une orig. hellénique pour ce terme d'ornith. gallo-roman et tout en admettant avec Falk la relation entre compère et les formes fr.-prov. pir- et per-, rejette l'explication de ces dernières par le gr. πυρρός pour des raisons phonét. et sém. et conteste l'explication de l'élément -loriot par χλωρίων, le dérivant du lat. aureolus (loriot*). II. Le développement de sens à partir de I a prob. eu lieu dans le nord de la France par parallélisme avec loriot, qui possède également ces deux sens en rouchi (Hécart), et qui résulte de l'évolution convergente du lat. aureolus (v. loriot) et hordeolus (v. orgelet), avec agglutination de l'art.; cf. leurs dér. respectifs oriol, orieul et orgeol, orgeul en a. fr. et m. fr. et la forme leurieul « orgelet » (ca 1465, Evangile des Quenouilles, p. 46, Bibl. elz. ds Gdf.), cf. aussi lat. médiév. auriola glosé stigu en ags. (angl. sty « orgelet ») au ixe s. ds CGL t. 5, p. 340, 13.