• FRI

    friche    On admet d'ordinaire (FEW t. 17, pp. 424-425 et Bl.-W.5) que le mot (et sa var. freche dep. 1287 ds Gdf. Compl.) vient du m. néerl. versch/virsch « frais, nouveau » (Verdam) qui, employé avec le mot lant « terre » désigne une terre qu'on a gagnée sur la mer en l'endiguant.
    fringale    Altération, prob. d'apr. fringuer* « sauter, gambader », de faim-valle*, cette maladie faisant tomber les chevaux dans un état d'épilepsie (cf. Sain. Lang. par., p. 111).
        Corruption de faim-valle (voy. ce mot) ; norm. frain-valle. (Littré).
        Auguste Brachet (Dictionnaire étymologique de la langue française) le rattache au normand.

    frise (laine)    Orig. incertaine. Prob. issu de mantel de Frise (1376, doc. ds Z. rom. Philol. t. 80, p. 439, note 31), du topon. Frise. L'expr. plus anc. drap de Frise (ca 1210, Dolopathos, éd. Ch. Brunet et A. de Montaiglon, 3880) semble désigner un tissu plus précieux et doit prob. être rattachée à Phrygia, v. M. Höfler ds Z. rom. Philol. t. 80, p. 438, note 29. Au sens 2, dér., au xviies., de Frise, nom de pays (FEW t. 15, 2, pp. 172-173; Höfler, pp. 12-13, p. 28).
    friser (boucler)    A prob. à rattacher à frise2* « étoffe ». B et C prob. issus des formes en fris- de frire* attestées du début xiiies. au xvies. (v. T.-L. et Hug.) p. anal. de forme avec les bords d'un aliment qui frit (v. FEW t. 3, p. 794) encore que le cheminement sém. menant à B ne soit pas clair; on propose de le rattacher à C par l'intermédiaire de « donner un mouvement d'ondulation à la corde d'un instrument » (sens attesté de Monet 1636).
    frise (cheval de ~)    Prob. trad. approximative du néerl. Friese ruiter, littéralement « cavalier de Frise », ainsi nommé parce que ce système de défense passe pour avoir été inventé en Frise pendant la guerre contre les Espagnols. Cf. aussi la dénomination all. spanischer Reiter, littéralement « cavalier espagnol » (Valkh. pp. 141-142; Bl.-W.1-5).

    frisquet    1. 1827 subst. « petit froid vif et piquant »(Le Vice puni ou Cartouche, p. 103); 2. 1845 il fait frisquet, avoir frisquet (Besch.); 3. 1865 « un peu froid » (Littré). Dér. du wallon frisque « froid », empr. au flam. frisch « un peu froid »; cf. m. néerl. frisc « frais » (v. friche); suff. -et*.

    frite    La docum. atteste une constr. frite de + subst. Petit morceau de qqc., frit à la manière des frites. On se payait un régal : des frites de betteraves. C'était sucré, fade et gras (Van der Meersch, Invas. 14, 1935, p. 333). L'origine de la frite est un sujet de discorde entre les Belges et les Français. (wikipedia)