• I. 7. Autres influences du picard.

     

    Signalons qu'on note une influence espagnole, datant de la domination de la région durant les XVIe et XVIIe siècle, sous Charles Quint (né à Gand) et Philippe II d'Espagne. On a beaucoup discuté de la portée de celle-ci. Joseph Hécart compare souvent les mots picard aux mots espagnols, plus rarement italien (pais, espagnol pais, prononcez païs comme en Rouchi ; briber, mendier, espagnol bribar, mendier), notamment avec leur phonétisme et orthographe proches (péquer, espagnol pescar ; mouquer, espagnol moquear), et fait même remonter des mots à celui-ci (capon, le Rouchi paraît venir directement de l'espagnol ; écaper, de l'espagnol escapar ; bué, bœuf. De l'espagnol buey plutôt que du latin bos ou plus directement du celtique bw qui a la même signification. L'italien dit également bue). Enée-Aimé Escallier va encore plus loin et donne pour espagnol : rio (ruisseau), cabo (poisson à grosse tête), glaine, galène (poule), camisole, saquer, toquer, quér (tomber), rencoin, rincoin (recoin), patagons (monnaie, pièce d'argent), gayan (géant d'osier traditionnel de Douai)... Sigart donne plumion comme espagnol. Edmond Lecesne se demande « si cette transposition de l'é avant l provient d'un défaut de prononciation ou d'une réminiscence de l'espagnol qui a aussi l'article el ; el dorado. »1

    On a pensait (l'étymologiste néerlandais Vercouillie notamment) à une influence espagnole du mot estam(i)ento « assemblée » pour le terme estaminet. La Nation Belge du 29 février 1940 pense que le mot estaminet viendrait de l'espagnol esta un minuto, "demeurer une minute", pour l'endroit où l'on passe en hâte boire un verre. Mais il serait d'origine wallonne de la frontière est : staminée est formé avec le suffixe -ata ; il signifie d'abord l'auge avec ses poteaux, puis toute la charpente, enfin, l'étable des vaches. Nous présumons donc que le staminé était une salle avec un ou plusieurs stamons, peut-être en bois à l'origine comme dans l'étable. Le mot a passé sans changement de l'Est-wallon à l'Ouest, parce que, dans l'Ouest, staminé étant isolé de sa famille, n'y était pas senti comme un suffixe. Le rouchi, lui, a pu transcrire le mot avec une finale -et, parce que, ayant l'habitude bien connue de prononcer -é ce que le français écrit -et, il a réciproquement écrit -et ce qu'il entendait prononcer -ê. Enfin cette graphie du rouchi explique bien que le français n'ait pas estaminai : il a emprunté la transcription au rouchi ou au picard et il prononce -et bref par analogie. Aucune difficulté par rapport au flamand, que le mot lui vienne du Hainaut ou du Brabant wallon ou de la province de Liège.2

    Mais l'influence est faible (Jules Herbillon l'a étudié dans Éléments espagnols en wallon et dans le français des anciens Pays-Bas, 1961), et ne concerne en fait pas la prononciation, mais quelques mots éparses :

    • niola (ñola), les nieulles à Armentières. Manifestation traditionnelle, la Fête des Nieulles a lieu tous les ans au mois de septembre. On le retrouve dans croquignole (sur le verbe croquer) et dans cougnole (variante de cougnou, sur cunoieus, petit coin). A Saint-Omer, se trouvait la rue del Mieulle, (aujourd'hui rue Fermentel) dont le nom viendrait des mieulles, qui désignait, selon Jules Corblet « les pâtisseries en forme de pain d'autel, ornées de signes religieux et diversement coloriées, qu'on vendait au XIIIe siècle, dans l'intérieur des églises de Saint-Omer, le jour des grandes fêtes » ;

    • gniot, niot, de niño (d'après Sigart) ;

    • escavèche (marinade de poisson), de escabecho (d'après Sigart) ;

    • remoulade : peut-être dérivé des formes picarde et wallonne ramorache « raifort » (1528), ramonache, ramonasse « radis noir », rouchi remola « raifort gris », « radis noir » et ramolos « raifort », au suff. -asse s'étant substitué -ade, suffixe courant dans les termes culinaire (cf. salade, orangeade, marmelade) ; ces formes picardes seraient empruntées à l'italalien ramolaccio, latin armoracea « raifort sauvage », qui aurait été transmis par les cuisiniers italiens exerçant dans les régions sous domination espagnole et qui de là aurait pénétré les langues des pays avoisinants, Belgique, Luxembourg, Flandre.3

    • épinard : l'arabe isfināg, asfānāh, isfānāh a donné le latin spinac(h)ia. De là descendent le portugais espinafre, l'espagnol espinaca, et le catalan espinac (d'où sont issus le néerlandais spinazie, et anglais spinach), l'ancien-provençal spinarch, espinarc d'où vient le picard espinarde, espinart (le suffixe -ard est typique du picard). Le français enfin le lui emprunte sous la forme épinard. Et pour finir l'allemand l'emprunte au dialecte du français du Nord en disant Spinat.

    • faraud, emprunté à l'espagnol faraute, d'abord « messager de guerre, interprète », puis « celui qui récitait le prologue d'une comédie », d'où « faraud », l'espagnol étant emprunté au fr. héraut*, de *heriwald, *hariwald « héraut », proprement « chef d'armée », composé de *hari « armée » et de *wald « qui règne » ;

    • flamenco, mot espagnol attesté depuis 1870 au sens de « gitan » probablement choisi pour désigner les gitans parce qu'ils étaient venus des Flandres, flamenco « originaire des Flandres » (XVIe s.) étant lui-même emprunté au néerlandais flaming. L'affirmation d'Hipólito Rossy ou Carlos Almendro selon laquelle nous devons le mot flamenco à la musique polyphonique de l’Espagne au XVIe siècle qui s’est accentuée avec les Pays-Bas, c’est-à-dire, avec les anciennes Flandres, n’a toujours pas été vérifiée. Cette théorie fut également défendue, bien que nuancée, par le voyageur romantique George Borrow et par Hugo Schuchard, entre autres. Selon ces écrivains-là, on croyait dans le passé, que les Gitans étaient d’origine germanique. Cela explique pourquoi ils auraient pu être appelés Flamencos.

    • agozile, argousil, argousin : concubin ; drôle, vaurien, méchant ; de l'espagnol alguazil, « soldatesque mercenaire au service du roi d’Espagne » (de l'arabe al wasîr « garde »). Mais le mot était aussi employé en français "par plaisanterie" pour désigner les exempts et les archers de la police française (« M. le lieutenant de police accompagné de ses alguazils », Charles Collé, Journal historique ou Mémoires littéraires, I, 93, août 1749). Il est une injure encore courante dans le nord de la France : espèce d'agozile, tête d'agozile, ch' l agozile de X, echl' agozile-lo (algozzino, algozirio, algonziro en italien également, « lieutenant de justice », emprunté à l'ancien sicilien, donné comme méridionalisme) ;

    • hace : torche, flambeau (Hainaut), qui est l'espagnol hacha (d'après Brébion)4.

    • liston : « ruban en soie ou de fil de plusieurs couleurs » (d'après Hécart) de liston « ruban, galon ».

    • albran (aussi en wallon) : de albardan, « fainéant » ;

    • alborote : « sédition, émeute » (d'après Hécart) ;

    • caracole : « escargot, coquillage, escalier tournant » ; caracol signifie « escargot » en espagnol, semble procéder de l'ancien occitan, du latin coculium croisé avec scarabaeus ;

    • cape : emprunté au XVIe siècle à l'espagnol, de même origine que chape, et ses superposé à la forme normanno-picarde cape. Le syntagme sous cape est une adaptation du type ancien-français sous chape « secrètement, à part » (encore dans Molière, Tartuffe, acte I, scène 1), ancien picard desous cape (qu'on lit chez Gautier d'Arras, Ille et Galéron), sos cape (qu'on trouve chez Philippe Mouskês).

    • méquéne :

    Wallon, meskène, « servante » ; Hainaut, méquéne, « servante » ; provençal mesquin, « chétif, misérable, faible, délicat » ; catalan mesqui, espagnol mezquino, portugais mesquinho, itallien meschino. L'ancien-français meskin. meskine, meschin, meschine, « jeune garçon, jeune fille, serviteur, servante ». La série des sens est : pauvre, chétif, puis jeune garçon, jeune fille, considérés comme faibles par l'âge, et, par suite, serviteur, servante. Le sens actuel de mesquin se déduit facilement du sens étymologique ; mais il est singulier qu'il n'y en ait aucune trace dans les anciens textes. (Littré).

    Dans le dialecte bruxellois, on pense aussi à mokke, moukkel, pour désigner une « jeune femme », de l'espagnol mujer. Il rejoindrait alors mouquère, emprunté à l'arabe algérien au milieu du XIXe siècle, lui-même venant de mujer.

    De même l'arabe miskin, maskin (« pauvre ») a donné mezquino « pauvre, indigent » en espagnol et meschino (« pauvre, chétif ») en italien, et de l'une des deux langues, il est passé en français au XVIIe siècle en mesquin, -ine, dans le sens de « qui manque de grandeur », et « chiche, ladre ». Mais Godefroy l'enregistre déjà en XIIIe siècle (autant chez les troubadours que chez les trouvères) sous la forme meschin,- ine (le -ch- devant -i- pouvant donner le son /k/), dans le sens de « jeune homme, jeune fille » et (en prédominance chez les Trouvères de Picardie) « femme attachée au service d'une autre, servante ». Le mot s'est conservé en wallon (meschène) et en picard (méquaine, méquine) dans le sens de « servante », et plus rarement dans le sens de « meuble servant à tenir la vaisselle ». En Picardie, Marie-Madeleine Duquef donne pour métchin-ne le sens de « méchine, épouse, servante », sans plus de précision, mais on peut penser que par l'équivalent méchine, on a voulu le marquer comme vieilli.

    Auguste Scheler, dans son Dictionnaire d'étymologie française d'après les résultats de la science moderne, dit pour mesquin : vfr. meschin, it. meschino, esp. mezquino, serf, pauvre, misérable. D'après Diez de l'arabe meskin, m.s. A l'appui de cette dérivation arabe, dit M. Grandgagnage, on peut remarquer que le plus ancien passage de la moyenne latinité où mischinus ait certainement le sens : homme lige ou serf, a été écrit en Aragon en 1131. Le mot s'est donc introduit en Europe par l'Espagne. De la première acception "pauvre, chétif" s'est dégagée celle de "petit" (de là, les subst. vfr. meschin, petit garçon, meschine, petite fille) et enfin pour le féminin, celle de servante (cp. le mot fille), acception propre surtout à l'it. meschina et au wall. meskene, rouchi méquéne. - Chevallet dérive meschine de l'all. magd, fille, servante, dimin. Mädchen ; cela n'a aucune vraisemblance. Le néerl. meisken, meisje (à Bruxelles j'entends dire masken) n'a rien de commun avec notre mot ; c'est un diminutif de meid (all. maid, formé de magd, par la résolution du g en i), jeune fille. Dér. Mesquinerie.

    • amigo (français de Belgique) :

    Au XVIe-XVIIe siècle, les soldats Espagnols, en garnison à Bruxelles, confondant vrunte (vroente en bruxellois, « cachot ») et vriente (« ami »), désignaient la vrunte par la traduction espagnol de vriend, amigo. Cette appellation lui est restée, et la vrunte straat s'appelle rue de l'amigo. Cependant au milieu du XVIIIe siècle, la rue est désignée comme la rue de la Vrunte, à la fin du siècle, la rue de l'Ami. En 1851, la rue devient par arrêté communal, la rue de l'Amigo. Pendant 1914-1918, la plaque bilingue dit Vroendestraat, et en 1955 Vruntstraat.

    Mais le romaniste Lucien-Paul Thomas y voit plutôt une origine dialectale : migot (ou migoe) est un mot picard-wallon, désignant le « lieu où l'on garde les fruits jusqu'à maturité ». Le mot est masculin ou féminin, l'article « le » et « la » étant identique en picard, le. Dans le Miracle de Notre-Dame, le mot désigne la prison de l'enfer.5 Godefroy donne en effet migoe, comme variante de murjoe, dans le sens d'« amas, provision » et de « cellier où l'on conserve les pomme ». Le même dictionnaire enregistre aussi amigault, emingaut, dans le sens d'« ouverture, fente ». De la rencontre de toutes ces formes, on serait passé à l'amigo (peut-être sous l'époque espagnol) dans le sens particulier de « cachot ».

    L'amigo désigne toujours en Belgique les « cachots de la police communale ». Le terme s'est même exporté, puisqu'on en trouve une attestation à Flemalles (proche de Liège). Le terme est même employé dans l'ex-Congo belge.

     

     

    Cela semble assez anecdotique. Plus importante, et tout au long de l'histoire du picard, on note une influence flamande.

    • expression utilisée de Gravelines au Touquet : ess sus dénéqué (de nek, le cou en flamand).

    • Rue du Gros-Gérard à Lille : nommée « rue de l'Esplanade » en 1695, rebaptisée depuis « Gros-Gérard ». Plusieurs explications ont été données à l'origine de cette désignation : une hypothèse veut que la ville aurait voulu rendre hommage à un personnage obèse ainsi nommé, une autre de Dérode, rappelle qu'en langage populaire « gérard » signifie « manchon » (étui fourré qui protège les mains du froid). Enfin, dans les années 1970, on avance une autre explication : cette rue se situe à proximité de la rue de la Barre qui par le passé possédait un gros barrage. Or, en flamand, « rue du gros-barrage » se dit « Grotte verher straat ». Si l'on remplace le V par un G, en raison de l'influence espagnole que connut Lille, tout en gardant l'accent flamand, on entend quelque chose d'assez proche de « gros-Gérard ».

    • aller à chlop/chlof : aller au lit (slapen en néerlandais, schlaffen en allemand signifient « dormir »), mais l'origine date peut-être des contact avec les dialectes voisins (wallon et lorrain) qui connaissent également cette expression, d'où la prononciation allemande (schlof) et non néerlandaise (schlop).

    • quinquin viendrait d'une duplication de kind-kind (« enfant ») ou du diminutif kind(e)ken, mais son origine est floue.

    • minck qui désigne le marché au poisson dont l'origine est également douteuse, mais très certainement flamande.

    • bèque (beek) pour un cous d'eau.

    • crole (krul) pour boucle ne fait aucun doute.

    • cron (krom) pour tordu.

    • drève (dreef) qui désigne une allée bordée d'arbres.

    • kermesse est également le mot flamand pour une fête patronale (kerkmisse).

    • businer viendrait de buis « tuyau ».

    • gatte et maguette (geit) pour la chèvre semble également d'origine flamande.

    • dringuelle utilisé également en wallon et encore en français de Belgique est presque le mot flamand inchangé drinkgeld.

    • crane est la grue en flamand.

    • flo (« mou, flasque ») qui viendrait de flauw (« fade, faible »).

    • pap qui veut dire bouillie épaisse vent directement du flamand.

    • sprot ou spreut, « choux de Bruxelles, choumettes » de spruit.

    • grouler vient de grollen (maintenant grommen) « gronder ».

    • kotche vient naturellement du kotje néerlandais, petite pièce.

    • spinde également vient du même mot et signifiait aussi garde-manger.

    • guiller vient de gilen « fermenter » (actuellement se dit gisten), le mot étant d'abord employer dans le processus du brassage de la bière.

    • drache vient du néerlandais vraisemblablement.

    • ramequin montre le diminutif néerlandais avec rammeken (petite crème, room).

    • spéculos vient aussi du néerlandais, même sa formation initiale est obscure.

    • les pos d'chucs (pois de sucre litt., « haricots verts ») descend du flamand struikbonen « haricots en arbuste » ou de suikerbonen « dragées ».6

    • couque qui désigne plusieurs viennoiseries vient directement de koek (« gâteau »).

    • babèle et babelute sont aussi du flamand babbelen « parler beaucoup », le mystère reste quant à l'appellation de la confiserie.

    • snoup désigne également un en-cas en flamand.

    • wassingue, où on reconnaît wassen, « laver ».

    • la loque également vient lok, « mèche de cheveu ».

       

       

    Louis Vermesse signale même qu'on disait souvent dank pour « merci » à son époque et Hécart signale menhére pour « monsieur », et on a aussi toutes les raisons de penser que les mots actuellement employés encore en français d'origine néerlandais (et ils sont bien plus nombreux qu'on le pense) y soient parvenus par le biais du picard : affaler, agripper, amers, arquebuse, arrimer, attifer, bâbord, bar (poisson), bègue et bégayer, berne (mettre un drapeau en ~), blague (à tabac), blaser, blocus, botte (de radis, de foin...), bouée, boulevard, bouquin, brader et braderie, brique et briquet, butin, cabaret, cabillaud, cancrelat, cauchemar, chenapan, cliver et clivage, colin, colza, coq (maître-~), corvette, crabe, criquet, dégingander, dégringoler, digue, drôle, dune, ébrouer, échoppe, églefin, éperlan, escarbille, esquinter, estomper, estran, étape, étriquer, flétan, flibustier, flûte, foc, frelater, fret (et affréter), friche, frisquet, gecko, godet, grabuge, gredin, grésiller, gribouiller, gruger, gueux, happer, havre, héler, houblon, layette, lof, loterie, louche, lest, lippe, mafflu, mannequin, maquereau, maquiller, maquignon, matelot, marsouin, morfler, mouron, pamplemousse, plaque, pleutre, polder, pomme de terre (calque de aardappel), pompe, radoter, reluquer, rigole, ruban, saur (hareng ~), scorbut, taper, taquin, tribord, tringle, trouille, trusquin, vacarme, vase (limon), vilebrequin, vrac, yacht...

     

    A Dunkerque, l'influence flamande est encore plus importante. On considère, en fait, le parler dunkerquois comme un mélange de picard, de flamand et de français. On note boureleule (litt. « paysan », personne peu instruite), brouck (pantaton), buc (ventre), cletche (vêtement), copeneste (litt. « nid d'araignée », poussière), copespele (toile d'araignée), guernade (crevette), keint'che (menton), maneukeu (bonhomme, gars), meuchck (moineau), moudre (mère, maman), paneckoucke (crêpe), potekaries (ustensiles de cuisine), smout (saindoux), snôtelap'che (litt. « tissu à morve », mouchoir), vulback (poubelle)...

     

     

    1 Edmond Lecesne, Observations sur le patois artésien, in Annuaire du Pas-de-Calais, 1874, p.340.

    2 Jules Feller, Bulletin du Dictionnaire général de la Langue wallonne, 1907, in Société de langue et de littérature wallonnes, 01-04, p.52 ss.

    3 Cf. TLFi, article remoulade.

    4 Louis Brébion, Étude philologique sur le Nord de la France (Pas-de-Calais, Nord, Somme), H. Champion, Paris, 1907, p.162.

    5 Chroniques, Revue belge de philologie et d'histoire, Année 1933, Volume 12, Numéro 12-3, p.875.

    6 Sigart dans son Glossaire étymologique montois indique également l'existence des pois d' trois lunes, les pois hâtifs auxquels il faut « ajouter du sucre, de la crème », de là peut-être la confusion. Il existe également le suikererwt, les « haricots mange-tout » (en allemand Zuckererbsen ou Zuckerschoten, en anglais sugar snap (peas)). En dunkerquois, sucreu-boontje désigne les « petits-pois » et les srucrebollen, les « dragées ».


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