• O

    ommegang     A Merris, il y avait un pèlerinage quotidien, surtout pour les gens de la vallée de la Lys, et un pèlerinage spécial, e 10 août et durant l'octav suivant, l'Ommegang de St-Laurent. (Guide de la Flandre et Artois mystérieux, p.179)
        Indépendamment des kermesses «kerk'missen », il y avait chez les Flamands et dans les provinces voisines, des «ommegang » qui se célébraient en faisant une procession de ville en ville avec la relique du saint en vénération, que l'on portait dans une châsse. Le plus ancien «ommegang » connu est celui que firent en 1007, les religieux de l'abbaye  de Lobbes, près d'Avesnes, avec la châsse de leur saint patron Ursmar, et qui traversa la plupart des lieux que ce vénérable apôtre avait évangélisés au septième siècle. Partout sur le passage de «l'ommegang», la présence des reliques de saint Ursmar opéra des choses étonnantes, à la vue d'une multitude de fidèles, soit en apaisant de profondes rivalités, comme à Strazeele et à Bergues-Saint-Winoc ; en arrêtant l'effusion du sang, comme à Blaringhem; soit en opérant de miraculeuses guérisons corporelles, comme à Cassel et à Bergues. «l'ommegang» passa aussi à Bailleul, à Hazebrouck, à Wormhout, à Hondschoote, et poursuivit sa route par Furnes en Flandre, inspirant à toutes les populations les plus vifs sentiments de piété et d'amour.
    source : Annales (1854), Comité flamand de France, Lille

    ordon    type de pierre < *hurd ‘vannerie, claie’(fr. hourd, « charpente en encorbellement au sommet d'une  tour, d'une fortification »  (http://www.etymologiebank.nl/trefwoord/arduin)

    orfraie    Forme altérée d'un a. fr. *osfraie, sans doute par assimilation du s au r suivant, issu du lat. ossifraga. Kristoffer Nyrop, Grammaire historique de la langue française postule une influence picarde.

    orin (cordage d'ancre)    Mot d'orig. obsc. L'hypothèse d'une étymol. néerl. (proposée par D. Behrens, cf.  aussi FEW t.16, p.605a-b) semble devoir être rejetée tant pour des raisons d'ordre chronol. que sém.: le hapax  néerl. ooring (boucle d'oreille) n'étant att., comme terme de mar., qu'en 1861-62, tandis que les lang. rom.  connaissent le mot dep. lontemps (1340, orri en cat.; 1416, ourinque en port.; 1518, orinque en esp.) et le sens  d'«anneau inférieur de l'ancre» du néerl. ooring paraissant bien distinct de celui de «cordage; amarre» att. par les  dial. ibériques. Cf. G. Colon ds R. Ling. rom. t.26, 1962, pp.170-183; M. Höfler ds Z. rom. Philol. t.82, 1966,  pp.460-463 et Cor.-Pasc., s.v. orinque.
    oringuer (soulever l'ancre)    de orin, dés. -er (cf. les formes aurinque en port. et orinque en esp., ainsi que le  verbe orinquear att. en esp. à partir de 1587.

    osier    1. Ca 1190 «saule de petite taille, aux rameaux flexibles» (Hermann de Valenciennes, Li romanz de Dieu et de sa mère, éd. I. Spiele, 178, 186); 2. 1380 «rameau d'osier, employé pour la confection de liens et d'ouvrages de vannerie» (Comptes de l'hostel de Charles VI ds Havard); 3. 1935 «argent» (d'apr. Esn.). Dér. régr. de l'a. fr. osiere, fém. (fin du xies., Raschi, Gl., éd. A. Darmesteter et D. S. Blondheim, t.1, 757; ca 1215, Aymeri de Narbonne, 1752 ds T.-L.), att. une 1refois au viiies. sous la forme lat. auseria «bosquet, groupe d'arbres» (Vita S. Memorii ds Monumenta Germaniae historica, Scriptores rerum Merovingicarum, t.3, p.103, 104), collectif qui remonte à *alisaria, dér. de l'a. b. frq. *alisa «aune». Le passage de «aune» «saule» peut être dû au fait que les deux types d'arbres croissent au bord de l'eau (FEW t.15, 1, p.25; M. Pfister ds R. Ling. rom. t.37, 1973, p.141). Au sens 3, d'orig. incertaine, Esn., suivi par Cellard-Rey, rapproche osier de os* «argent» et de jonc* «or (métal)», ce dernier servant également en vann.
        Origine du Nord (1552) pour Guiraud.
        Berry, oisi, oisil, oisis, ousier ; wallon, woisir, s. f. ; bourguig. ôseire. Les formes que donne du Cange, oseria, oserius, ozilium, étant du XIIIe siècle, sont non du bas-latin, mais du français latinisé. Il n'en est pas de même de osariae, ausariae, oseraies (voy. OSERAIE), qui sont du IXe siècle ; cela est de la vraie basse latinité. Osier se dit en grec ; mais comment un mot grec serait-il entré dans le français sans passer par le latin ou par l'italien ? Il faut donc suspendre le jugement et dire que ou l'étymologie ou la voie d'introduction reste à trouver. (Littré).
        OSIER, en Berry oisis, bret. aozil, v.flam. wisse, du gr. οἰσός, m.s. - D. osereux, oseraie. (Scheler).
    breton aozil    s. m., osier, mbr. ausill. Empr. bas-latin awsaria « oseraie », mais peut-être rattaché par étymologie populaire à aos, s. f., lit de rivière: suppose un celt. *aues-a, dér. du celt. *auos « rivière », gaul. Aὔoe et Avara (aujourd'hui l'Evre), n. pr. de fleuves; cf. sk. av-ani « eau courante », ava « de haut en bas ». (Victor Henry, Lexique étymologique des termes les plus usuels du breton moderne, 1900)
    néerl. wisse     znw. v. ‘inhoudsmaat voor brandhout’, eig. ‘door twijgen samengebonden hoeveelheid hout’, mnl. wisse v. ‘wilgenloot’, strik, strop; hoeveelheid brandhout’, mnd. wedde, oofri. withthe, owfri. witte, oe. wiððe (ne. withe) on. við, viðja ‘band, van wilgenloten gevlochten’ < germ. wiþja (met overgang van -þþ- > -ss-, zoals in smisse). — Afl. van *wiþō in mnd. wēde, os. with, ohd. wid; vgl. verder got. kunawida, ohd. chunwid ‘boei’ en oe. cynewiððe v. ‘diadeem’. Uitgangspunt van deze woorden is dus een woord voor wilgenloot. — av. vaêti- ‘wilg, wilgetak’, gr. itéa ‘wilg’, ítus ‘wilg, schildrand’, lat. vītex ‘kuisboom’, vītis ‘rank’, vītus ‘velg’, oiers feith (< *veiti) ‘pees, streng’, lit. výtis ‘wilgetak’, lett. vîte ‘rank’, opr. witwan ‘wilg’, osl. vitǐ ‘iets gewondens’, větvĭ ‘tak’ (IEW 1122), een dentaal-afl. van de wt. *u̯ei ‘binden, winden’ (J. de Vries, Nederlands Etymologisch Woordenboek, 1971).

    ossec, osset ((Marine à voile) Égout au fond du navire, où s'écoule l'eau et où sont placées les pompes)    D'après Jal, du holland. hoozen, épuiser, vider avec une écope. (Littré)

    oyat    1415-16 oiak (Compte de 1415-16, Mém. Soc. Acad. de Boulogne-sur-mer, t.VII, p.87 ds Gdf.); 1608 hoyard (d'apr. le Journal officiel du 15 août 1876, p.6411, 3e col. ds Littré Suppl.); 1810, 14 déc. oyat (Décret, art. 6 ds Littré 1868). Mot pic., d'orig. inconnue.