• Définition : forte pluie

    Dérivé : dracher

    Répartition : Belgique, Nord-Pas-de-Calais

     

    Origine : du vieux-allemand draschen, allemand dreschen et anglais to thresh (battre le blé). En néerlandais actuel, on dit dorsen (métathèse du -r-). Le mot vieux-français treschier, danser, vient lui-même du germanique threskan. Anciennement on battait le blé avec les pieds, le bruit d'une forte pluie est similaire. De même origine germanique, on a peut-être en français le mot drèche, drêche (résidu de distillation des pommes, des grains, l'orge par exemple pour la bière).

    Au Nord de la Bavière (Haute-Franconia et Saxe), ein Drescher désigne aussi une forte pluie et dreschen, draschen pleuvoir.

    D'emploie récent, il n'est mentionné dans aucun dictionnaire picard du XIXe siècle : Vermesse signale dans le même sens daquoire, Hécart une rigodée, et Haigneré une rincée.

     

    Exemples :

    - v'là l' temps qui s' broulle ! Cha ch'est eune drache qui s' prépare (Léopold Simons)
    - i pleut à drache, i ploût a drache
    - la drache nationale (en Belgique désigne l'averse qui ne manque pas de survenir au moment des festivités de la fête nationale, le 21 juillet)


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  • Définition : niais, nigaud, niquedouille

     

    Origine : Prob. altération, à l'aide du suff. péj. -ouille, de Nicodème (v. nigaud et nicaise). Nom d'un personnage biblique, membre influent du Sanhédrin, qui, à propos de la régénération spirituelle, posa au Christ des questions d'apparence ingénue (Jean, III, 4); ce personnage étant mentionné dans le récit de la Passion, (ibid., XIX, 39), son nom se transmit dans la litt. du Moy. Âge.

     

    Exemples :

    - Tandis qu' ti te t' conduis comme un vrai niquedoulle ! (Léopold Simons)
    - Quoi que tu cherches, grand niquedoule ? (Alcius Ledieu)


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  • Definition : chèvre

    Dérivés : Ledieu cite marguet.

    Répartition : madjette en Picardie, gatte à Valenciennes signale Vermesse. Gade en wallon.

     

    Origine : du néerlandais geit (cf. allemand Geiß (sud de l'Allemagne, Suisse et Autriche, puisqu'avec la traduction de Luther le mot Ziege s'est répandu partout en Allemagne), anglais goat). Apparenté avec le latin haedus chevreau, petit de la chèvre (cf. roumain ied).
    Jouancoux précise que maguette dériverait de marguette (avec préfixe péjoratif mar-).

     

    Exemples :

    - man mère al o un beudet, enne vaque, deux marguette , un cochon, pi ten pére aussi... (Alcius Ledieu)
    - ravisez l' gâte qui vient se fait traire toute seule (Albert-Benoît Hannequart)
    - curieux comme enne maguette
    - braire comme in.n' madjette

     

        Le mot kièvre n'est plus usité, mais on le retrouve dans le nom de les rues Askièvre et Askievrette à Valenciennes. Rappelons qu'il a donné en français crevette.

        Un plaisir à écouter encore No pauve gate est crevée (wallon-picard) par Bob Dechamps


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  • Définition : tasse, jatte, bol (en fr. de référence, désigne un «récipient évasé et arrondi, sans rebord ni anse ni manche», qui peut contenir un liquide, mais aussi des fruits, des légumes.) Cf. Google Image

    Dérivés : gattelette en Picardie, Jouancaux indique matelot (petite tasse), gatée et gatelée (contenu d'une tasse).  

    Répartition : gatte en Picardie, jat en flamand (emprunt pour néerl. de Belgique tas; standard kopje), peu usité en wallon (jate, djate).

    Origine : du CNRTL du latin gabata, latin vulgaire gabita, écuelle.

     

    Exemples :

    - eine jatte ed café

    - in.ne gatte éd lait

     

        Vermesse ne donne le mot gatte qu'avec le sens de chèvre (plus souvent maguette).

     

        On pense à l'Île de la Jatte, rendu célèbre par Seurat avec son tableau Un dimanche après-midi à l'Île de la Grande Jatte. Wikipedia renseigne qu'"une jatte est également un terme employé par les mineurs pour désigner un bateau. Même si l’étymologie du nom est incertaine, cette dernière version est sans doute la bonne, l’île ayant effectivement la forme d’une barque."

        Voir l'expression cul-de-jatte, soit parce que l'infirmité rendait l'extrémité du corps de ces personnes semblables à une jatte, soit p. allus. à l'appareil en forme de jatte dont se servaient les estropiés pour se déplacer (cf. cul de jatte « sorte de jatte servant à ceux qui n'ont plus l'usage de leurs jambes » Scarron, Testament ds Littré, s.v. cul et aller le cul dans un plateau, 1617, A. d'Aubigné, Les Aventures du baron de Faeneste, II, 6).


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  • Définition : pantalon, culotte

    Répartition : du picard du sud au wallon (surtout Hainaut et Brabant) source

    Origine : On signale souvent la possibilité que la couleur "marron" soit à l'origine, par métonymie, de la désignation de la culotte, la toile. source
    Sigard penche pour un étymon mas, maris, mâle. Vêtement du mâle.
    Jouancoux et Grandgagnage le font dériver de maronnières, marinnières, larges culottes spéciales aux marins ou mariniers.

     

    Exemples : 

    - Armonte et’ maronne ! (cf. Legrand cité par Godefroy "si tes maronn's quett', mets des bertielles")
    - avoir des bouyaux comme des gambes dè maronne ("avoir très faim") source
    - awè l’ diåle e s’ marine ("être poussé par le démon")


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