Le siège de Lille, se déroula du 11 au 28 août 1667, pendant la guerre de Dévolution. La ville est assiégée et conquise par les troupes de Louis XIV.
Au motif que la dote de son épouse espagnole, Marie-Thérèse d'Autriche n'a pas été payée, Louis XIV commence à étendre les frontières de la France au nord et l'est en envahissant les Pays-Bas espagnols. Ainsi commença un conflit avec l'Espagne pour être connu comme la guerre de Dévolution. Après la prise de Charleroi, Tournai et Douai, les troupes françaises assiègent la ville de Lille, à cette époque partie du comté de Flandre sous domination espagnole.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Siège_de_Lille_(1667)
Considérablement réduit suite au traité des Pyrénées, le contingent français ne compte que 50 000 hommes en 1665. Au printemps 1667, Louis XIV fait passer ce nombre à 82 000.
Sans attendre la fin de la guerre anglo-hollandaise, le « Grand-Roi » adresse le Traité des droits de la Reine Très-Chrétienne à Madrid le 8 mai 1667, dans lequel il réclame la cession du duché de Brabant, de la seigneurie de Malines, d'Anvers, de la Gueldre supérieure, de Namur, du Limbourg, avec les places d'outre-Meuse, du Hainault, de l'Artois, de Cambrai, du duché de Luxembourg, d'une partie de la Flandre et de toute la Franche-Comté. Louis XIV ne songeait pas à en recueillir pour lui la totalité. Aussi, dès 1665, à la mort de Philippe IV, fit-il proposer à l’empereur Léopold Ier, gendre comme lui du défunt, un traité de partage qui fut signé en secret, à Vienne, dans la nuit du 19 au 20 janvier 1668.
Alors que le dossier évoquant le droit de dévolution à la reine parcourt son chemin jusqu'à Madrid, la Flandre voit arriver les troupes françaises et son roi qui part non pas en campagne mais en « voyage ».
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Guerre_de_Dévolution
Le traité d'Aix-la-Chapelle signé le 2 mai 1668 met fin à la guerre de Dévolution entre la France et l'Espagne. La France obtient une nouvelle fois un certain nombre de places fortes : Furnes, Bergues, Courtrai, Oudenarde, Menin, Armentières, Lille, Douai, Tournai, Ath, Binche et Charleroy. La France rend à l'Espagne la Franche-Comté qu'elle occupait mais ces places fortes avaient une plus forte valeur dans la mesure où elles affaiblissent le système défensif des Pays-Bas espagnols et éloignent la frontière nord de la France de Paris.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Traité_d'Aix-la-Chapelle_(1668)
« Toutes ces batailles dont on n'a en général pour seule représentation que les pesants tableaux qu'en ont donnés les peintres officiels, qui nous en dépeindra la sombre réalité humaine ? Au gré d'un livre ou d'un autre, on apprend que telle attaque s'est soldée par de « nombreuses pertes », que tel siège a été long. C'est à peu près tout. D'innombrables témoignages nous donnent une idée des souffrances endurées par les « grognards » lors des campagnes de Napoléon. Nous avons tous en tête l'horreur de la vie dans les tranchées de la guerre de 14-18. Et si peu pour celles du XVIIe. C'est dommage. On ne sait même pas pourquoi tous ces soldats acceptaient d'affronter le danger, le canon, le froid, la peur. Pour la patrie ? Ce n'est pas encore l'époque. Pour le roi ? C'est douteux. Les chefs eus-mêmes sont si incertains : après la Fronde et avant d'obtenir son pardon et de servir à nouveau Louis XIV, le grand Condé a servi le roi d'Espagne avec tout autant de panache et de vaillance. Lors de la bataille des Dunes, près de Dunkerque, il a même combattu face à Turenne, l'autre grand chef militaire de l'époque, ce qui ne l'empêchera pas de combattre à côté de lui un peu plus tard. Et encore, les maréchaux peuvent espérer de la guerre leur moisson de gloire, mais le fantassin ? La misère au village devait être bien grande pour qu'une mince solde ou la perspective de se payer en pillage en cas de victoire suffise à ce que l'on engage jusqu'à sa vie.
« On connaît mieux une autre conséquence, pourtant oubliée, des conquêtes du Grand Roi : la profonde résistance qu'elles ont pu susciter chez ceux qui en furent victimes. Le prisme national nous a appris à ne pas trop nous attarder sur ce genre de détail gênant de la formation de notre pays. Patriotes naïfs, nous voulons toujours croire que partout où ils arrivent, les Français sont accueillis avec des petits drapeaux et des cris de joie : les populations ne sont-elles pas si fières, par principe, d'être soudain rattachées au plus beau pays du monde ? Eh bien non ! Il faudra des décennies pour mater l'héroïne résistance antifrançaise des Francs-Comtois. Lille voit elle aussi l'annexion comme une catastrophe : elle prive la ville de son commerce naturel avec les riches cités des Pays-Bas, Bruxelles ou Gand. La lutte des Lillois contre les Français sera farouche. Il faudra d'autres occupants un peu plus tard pour que le région change de position : au tout début du XVIIIe siècle, les Hollandais conquièrent brièvement la ville et font l'erreur de vouloir convertir la population au calvinisme. Les Français qui reviennent après 1713 semblent finalement préférables, mais ils ne sont qu'un pis-aller, on l'a compris. »
François Reynaert, Nos ancêtres les Gaulois et autres fadaises, pp.370-372
Fayard, Le Livre de Poche, Paris, 2010
La porte de Paris est une des portes des anciens remparts de la ville de Lille. Reconstruite à la fin du XVIIe siècle en arc de triomphe pour célébrer les victoires de Louis XIV, elle est pour certains un chef d'œuvre de l'art militaire.
À cet emplacement s'élevait initialement la porte des malades.
Le 28 août 1667, après un siège de 10 jours, Louis XIV entre dans la ville par cette porte et reçoit du « Magistrat de Lille » les clefs de la cité. Un an plus tard, au traité d'Aix-la-Chapelle, Lille devient française.
Louis XIV témoigne un certain intérêt pour la ville et commande à l'architecte Simon Vollant, la construction de la porte de Paris pour remplacer la porte des malades. Elle est édifiée de 1685 à 1692, en mémoire du rattachement de Lille à la France.
source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Porte_de_Paris_%28Lille%29
A quand un monument au souvenir des milliers de victimes de la barbarie causée par les guerres de Louis XIV ?